Alexandre Attanasio : « Le conte m’a permis de donner libre cours à mon imagination »

Il était une fois, dans un futur post-apocalyptique pas si éloigné de nous que cela, la cité-État maritime de Gwendaü, situé sur un territoire indéterminé, quelque part au nord d’une Europe qui a perdu ses repères, son histoire et ses valeurs et qui vit du commerce de la sardine. À sa tête règne une marquise despotique au pouvoir absolu, qui édicte, selon son bon vouloir, ses règles et commandements, tous consignés dans un recueil, le Livre des chromos. Véritable fourre-tout bigarré, cette Bible d’un nouveau genre collectionne les vestiges des temps passés rejetés par la marée : chromos, photographies, réclames publicitaires, fragments de livres et autres objets hétéroclites dont le sens a été perdu depuis longtemps et auxquels la marquise imagine une utilité bien sûr très éloignée de leurs fonctions originelles.  La République des chromos, publiée aux éditions Vérone, est une dystopie sombre, mais non dénuée d’humour, dans laquelle Alexandre Attanasio réfléchit, au moyen d’une écriture enlevée et d’un style par moments délibérément désuet, sur les mécanismes du pouvoir, la transmission du savoir, l’amour, la bêtise… Autant de thèmes abordés dans le cadre d’un échange avec la revue À Rebours.

La République des Chromos - Alexandre Attanasio - Babelio

À Rebours : La République des chromos est une dystopie très noire. Comme on le sait, toutes les œuvres utopiques et contre-utopiques se font le reflet des préoccupations et des inquiétudes de leur époque. L’élément déclencheur de la rédaction de ce roman est-il issu de l’observation de nos travers actuels ? Il semble qu’il y ait un peu de colère sous votre plume.

Alexandre Attanasio : C’est juste, la colère transparaît en filigrane dans toute l’histoire, une colère contre l’injustice des décideurs, ceux qui détiennent le pouvoir, mais pas seulement. Elle est aussi dirigée contre une catégorie d’électeurs qu’on pourrait qualifier de masochistes. Il y a une certaine approche psychanalytique que je développe, dans le sens où ce caractère masochiste propre à tous les êtres humains se déploie largement ici et tout le monde y trouve son compte. La population de cette cité-État est très pusillanime et ne fait rien pour améliorer son sort, elle se contente de ce qu’il lui arrive sans se révolter. Il y a donc beaucoup de cynisme mais aussi de détournement. Cette cité est un « marquisat républicain », qui est un oxymoron. Donc dès le départ, au plus haut niveau de l’État, on sent qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. C’est censé être une démocratie, mais comme dans tout État démocratique, il y a des choses occultes, sur lesquelles on n’a pas de prise. Les Pères fondateurs de cette cité ont légué des valeurs qui consistent à faire la guerre, c’est un comble.       Alexandre Attanasio

En parlant des travers de notre époque, on les retrouve dans le roman sous une forme caricaturale, qui confine à l’absurde. En effet, la cruauté, dans le roman, est tellement outrancière qu’on ne peut qu’en rire. « Rien ne prête autant à rire que lorsqu’un comédien caricature les vices et les travers de l’homme. » Cela s’applique à votre livre. L’humour permet-il selon vous d’exorciser le tragique de notre époque ?

Je pense que oui, cela permet de désamorcer des situations problématiques ou, du moins, de relativiser. Nous traversons une période où, avec le politiquement correct et la censure à peine déguisée, nous ne pouvons plus rire de tout. Quand on commence à s’en prendre à l’humour, c’est révélateur d’un sous-texte ou de motivations plus sombres. Dans la cité-État que je décris, les gens ne rient pas tellement… Ils sentent bien que la dérision n’est guère tolérée, tout est pris au premier degré, ce qui est le cas dans toute dictature. Je joue aussi beaucoup avec les mots : j’utilise de nombreux archaïsmes (le subjonctif imparfait) ou du vocabulaire recherché, comme « l’ost », « le scramasaxe » … Cela crée des clivages sociaux : une partie de la population comprend les paroles de la marquise, qui parle cette langue désuète et mal assimilée, une autre pas du tout. Et cela sème la confusion, ce qui peut être comique, en même temps que cela maintient les différences hiérarchiques. C’est une manière d’assurer le pouvoir.

C’est une référence au langage « élitiste » des hommes politiques, différent de la langue quotidienne de la « populace » pour reprendre le terme de la marquise, qui élève une barrière entre « eux » et « nous ».

Oui, c’est une arme entre les mains de la marquise, qui en joue très bien. Elle parvient d’ailleurs à se faire apprécier d’une bonne partie de la population car elle véhicule une image à son avantage, celle d’une femme fatale, d’une « dark lady » (expression que j’utilise dans le roman et qui peut faire penser à un personnage de bande dessinée). Ce côté manipulateur plaît et c’est ce qui me conduit à dire que je ne m’attaque pas seulement aux politiques mais aussi à une partie de l’électorat. Il y a d’autres personnages, plus farfelus, comme le tueur à gages qui, malgré sa profession, n’est pas le plus antipathique.

Le lecteur perd souvent ses repères : il ne sait pas à quel personnage s’attacher ; ceux qui semblent être les héros disparaissent, comme dans le film Psychose, au milieu du livre. Quel effet recherchiez-vous par ce brouillage volontaire ?

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Album de chromos et d’images publicitaires fin XIXe et début XXe – Chocolat Louit Frères

Je n’ai pas cherché, justement, à présenter des héros et des anti-héros. Ce ne sont pas des archétypes mais des personnages plus proches de l’être humain en général, plus accessibles. On se prend de sympathie pour un personnage mais il y a toujours un renversement de situation qui empêche de s’y attacher vraiment. On nage entre deux eaux. Je prends pour exemple le binôme de policiers, dont j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire les aventures, et qui sont des personnages très sympathiques dans leur maladresse. Ils peuvent faire penser aux Marx Brothers, c’est d’ailleurs ce qu’écrit Wilfried Salomé dans sa préface. Je suis moi-même un grand admirateur de Groucho et de son humour décalé. J’essaye de suivre cet exemple. J’avais pour ambition de camper des personnages différents de ce qu’on trouve en règle générale en littérature, avec également un peu d’ironie : le tueur à gages prend la fuite, de peur de se faire lui-même exécuter, et se rend en Hyperborée mais comme il n’y a personne à tuer, il n’a plus d’emploi. J’ai trouvé intéressant de creuser cette psychologie.

Le roman a aussi des allures de conte : l’un des personnages, une danseuse de cabaret, s’appelle Fairy ; son nom de scène est Blanche-Neige ; le personnage antagoniste fait penser à la Reine-sorcière (elle est d’ailleurs obnubilée par sa beauté et son miroir se rouille à chaque fois qu’une femme plus belle qu’elle fait son apparition dans la cité-Etat de Gwendaü). Vous admettez vous-même que « tout est possible dans un conte, le merveilleux y a sa part ». Là encore, il existe un brouillage mais dans le genre même du livre.

C’est un roman, un conte, et dans le même temps, une politique-fiction, mais pas si fictive que cela. Il est vrai qu’il s’agit d’une mise en abyme et je m’y donne à cœur joie car, comme je l’ai écrit, l’espace du conte rend tout possible. Y compris ce coup de théâtre final qu’on ne révèlera pas mais qui est permis par cette liberté d’action que je me suis accordé. Le conte m’a donc permis de donner libre cours à mon imagination. J’ai longuement réfléchi à la manière dont j’allais amener cette histoire, il me fallait quelque chose à la fois crédible sur le plan dystopique tout en restant enraciné dans l’histoire ; c’est la raison pour laquelle j’ai choisi la forme de la cité-État qui a préfiguré nos États modernes (pensons à la Grèce antique, qui était un conglomérat de cités-États). Je ne voulais pas m’aventurer dans la fantasy ou autres. Le conte, dans un futur hypothétique, était donc le genre idéal.

Il y a de nombreuses références, qu’il s’agisse de culture populaire ou classique : en plus des contes, on pense à Orwell (la cité-État adopte une novlangue, « Le Livre nous enseigne la Vérité », « il faut arrêter les honnêtes gens »), au film de science-fiction des années 80 Café Flesh dans lequel seule une minorité de gens peuvent encore s’accoupler, ce qui est le cas dans le roman puisque « chez plus des trois-quarts de la population, tout désir sexuel avait disparu », au philosophe Hobbes (« l’homme s’était un jour placé volontairement sous l’autorité d’un individu alpha, capable, en principe du moins, de le protéger, lui et la meute à laquelle il appartenait, des innombrables dangers qui le menaçaient »), à Sweeney Todd également avec le cannibalisme. Sont-ce des allusions que vous avez volontairement distillées au fil des pages ?

Je ne connais pas le film dont vous avez parlé mais j’assume les autres références. Vous mentionnez Hobbes, et en effet, je ne voulais pas construire quelque chose ex nihilo, il me fallait une fondation théorique déjà existante. La référence à Sweeney Todd est peut-être davantage inconsciente ; pour l’anecdote, j’avais commencé à travailler il y a quelque temps à une adaptation en bande dessinée de Sweeney Todd avec Alain De Kuyssche, qui a été rédacteur en chef du Journal Spirou et aussi le premier biographe de mon père [Dino Attanasio]. Il me reste encore quatre planches aquarellées de ce projet. Cela relève donc plutôt de l’ordre de la réminiscence.

L'origine du Miroir Magique de Blanche-Neige a-t-elle été découverte ?
La Reine-sorcière dans Blanche-Neige de Disney

Il y a également des clins d’œil à l’actualité : quand la marquise-dictatrice pense que ses « valeureux ancêtres appartenaient à une race de fiers guerriers assoiffés de sang et comptaient à leur actif de nombreuses inventions, entre autres, la radio, la télévision, le grille-pain et le sèche-cheveux », on ne peut s’empêcher de penser à un certain président américain et sa propension à réécrire l’Histoire. Une référence aussi à l’histoire du XXe siècle : « tout ce fatras de connaissances scolaires ne pouvait que déconcentrer les ouvriers, les distraire de leur noble tâche qui consistait à nourrir toute la population de Gwendaü. » On pense évidemment à la dictature stalinienne. Gwendaü serait-elle une monarchie stalinienne ?

Ce sont en effet des clins d’œil qu’on peut déceler dans l’histoire, même si cela est ouvert à l’interprétation. La dictature de la cité-État est en tout cas stakhanoviste. L’homme s’accomplit par le travail, il est avant tout un producteur. Je fais également mention, à plusieurs reprises, de ce milieu interlope de la pègre sur laquelle la marquise ferme les yeux. Il faut que l’État ait son lot « d’abrutis », autrement ce serait la fin de l’État. Tout le monde ne peut pas être envoyé au goulag (les mines de sel en l’occurrence dans le roman), il faut bien assurer la perpétuation de l’espèce… Une monarchie stalinienne, oui, mais pas une monarchie de droit divin ; il y quand même un Parlement, composé d’hommes d’affaires (qui dirigent des conserveries de poisson) et non de politiciens de profession. C’est donc l’argent qui gouverne effectivement et ce pouvoir contrebalance, du moins le pense-t-on, celui de la marquise. Il y a des contre-pouvoirs occultes, comme dans toute dictature.

Le personnage de la marquise est sans doute celui qui occupe la plus grande place et qui est le plus jouissif dans sa cruauté. On l’a évoqué, elle s’inspire de la Reine-sorcière de Blanche-Neige. Aviez-vous d’autres modèles en tête pour façonner ce personnage ?

Elle est composite et relève d’un personnage gothique de bande dessinée, par exemple Catwoman dans Batman. Elle peut faire penser aussi à une femme vampire ou à la comtesse Báthory. Mais là encore, je me rends compte que ces références ont sans doute été inconscientes. Quand j’étais enfant, j’étais un grand lecteur des pulp fictions et cela m’a poursuivi jusqu’à maintenant. Les personnages des comics (DC ou Marvel) ne sont pas aussi simplistes qu’ils en ont l’air, ils sont doués au contraire d’une psychologie profonde et travaillée, même si ce sont des archétypes. On peut penser au cinéma également, notamment l’expressionnisme. On m’a dit que j’avais une « écriture visuelle ». Il y a peut-être un peu de cela, notamment dans la vision sombre que j’expose dans le roman.

Elle est tellement odieuse, méchante et dans l’excès qu’on ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine sympathie à son égard. Comme si toutes les valeurs étaient renversées. Était-ce aussi l’effet recherché ?

Il y a de nombreux coups de théâtre, dont elle est une des victimes, et on finirait presque par la prendre en pitié, surtout au moment du cliffhanger. Cela laisse des questions ouvertes, sans réponse : tout cela est-il bien réel ou non ? On pense à Shutter Island de Scorsese et c’est un aspect du livre que je voulais aussi exploiter. J’aime bien cette idée de brouillage des repères, qui fait penser aux interférences des postes de radio, à la recherche de codes secrets à décrypter. Rien n’est jamais tout à fait clair, nous sommes entre le noir et le blanc. Personne n’est fondamentalement bon ou mauvais.  Il n’y a que des anti-héros : la jeune et belle Fairy est décrite comme une idiote, le tueur à gages qui se découvre un bon fond est finalement un lâche… Aucun rôle n’est très flatteur et tous les personnages se font expédier ad patres.

La cité-État de Gwendaü est une cité interlope, divisée en beaux quartiers réservés à l’élite et en bas-fonds pour la populace, pour reprendre le terme de la marquise. C’est un schéma assez classique de science-fiction, qu’on peut retrouver par exemple dans Blade Runner. Ce qui semble ici particulier, c’est que toute la population, qui a été rééduquée, semble s’en accommoder et qu’aucune révolte ne peut avoir lieu. D’où l’aspect très pessimiste du roman.  

Blade Runner de Ridley Scott (1982)

C’est très pessimiste, oui. Je n’ai pas une vision joyeuse de l’évolution de notre société. Et pourtant, je ne suis pas pessimiste de nature, mais le spectacle qu’offre notre société actuellement m’afflige. J’essaye de rester objectif. Mais en général, on écrit davantage en période de crise, en présence de problèmes sur lesquels on réfléchit et auxquels on peut tenter d’apporter une réponse. Quand tout va bien, l’urgence d’écrire se fait moins sentir.

C’est un livre aussi très ironique : vous parlez par exemple « du haut degré de civilisation de l’ancienne Gwendaü », les déchets de l’ancien monde (les chromos représentant des publicités pour du liquide vaisselle par exemple) sont devenus des reliques qu’on doit adorer. Aviez-vous à cœur, par ce moyen, de mettre en évidence les travers de notre propre civilisation ? Une civilisation qui érigerait en valeurs sûres le laid, la publicité… et qui voue aux gémonies l’art et la beauté ? Les artistes étant vus comme des dangers, de même que la stimulation de l’imaginaire et de la culture : « Il subsistait cependant un danger dans la personne de quelques tarés qui sublimaient leurs pulsions sexuelles en s’adonnant à l’art ou à la littérature. »

Tout à fait. Vous évoquez les chromos mais on peut aussi penser aux images saint-sulpiciennes, aux chérubins, etc. peints avec des couleurs criardes. La marquise raboute tous les objets anciens, l’héritage des anciens, les « déchets » que la marée a pu laisser sur la plage, la laisse de mer en gros. Et à partir de ces objets, elle fabrique du sens, elle leur en fournit un nouveau, car elle ne sait pas du tout à quoi ils pouvaient bien servir à leur époque, le souvenir de leur utilité et de leur fonctionnement s’est perdu. C’est bien l’une des idées-clefs du roman : produire du sens à partir de quelque chose qui n’en a pas, car tous ces objets sont sortis de leur contexte. Par exemple, elle trouve des fragments de la philosophie de Descartes, mais comme il s’agit de fragments, il n’y a ni début ni fin, donc elle essaie d’interpréter à sa façon. Hors de son contexte, le fragment peut signifier n’importe quoi. N’y a-t-il pas un peu de cela dans la politique, finalement ? Et elle assemble tous ces fragments d’un ancien monde dans un Livre, qui est la Bible à laquelle doivent croire tous les habitants, avec les commandements qu’elle impose. La réflexion se déplace ici sur le terrain religieux.

En plus de la publicité, on peut penser à la société « festiviste » décrite par Philippe Muray quand vous expliquez que la propagande d’État, qui vise à décérébrer les habitants, se fait par la voie ludique. Là encore, c’est un travers que vous mettez en évidence.

C’est une manière, agréable, de délivrer un message qu’on doit malgré tout faire passer. Il y a en effet un côté ludique qui permet de faire avaler la pilule.

« Nos ancêtres ne nous ont livré jusqu’à présent que des bribes d’écrits, des lambeaux de livres. » Pensez-vous que la transmission de la culture et des valeurs est en danger de nos jours ? 

C’est une question intéressante à laquelle j’attache beaucoup d’importance, même si elle est vaste. Pour moi, la transmission signifie surtout l’enseignement. Ce que je constate, auprès de plus jeunes, c’est que de très nombreux éléments culturels leur font défaut. J’ai la chance d’appartenir à une génération qui a bénéficié d’un enseignement « traditionnel » (avec des cours de latin, grec, etc.), avant qu’on ne passe à ce qu’on appelle en Belgique l’enseignement « rénové », dans les années 70. Ce dernier était, dès cette époque, considéré comme une catastrophe car moins rigoureux et structuré. Il a été question en Belgique de supprimer le latin, sous prétexte que cela n’apportait rien, alors que cette langue aide à structurer l’esprit. Le grec a, lui, disparu. Pourtant, le latin et le grec nous relient à nos racines, à notre passé lointain. C’est un exemple que je donne de coupure dans la transmission. Ce n’est pas pour autant de l’élitisme, c’est de l’histoire.

Une société de culture est aussi une société sans sentiments : « la délation était monnaie courante, l’amitié inexistante et l’amour rarement sincère. » Pensez-vous que c’est quelque chose qui peut nous menacer : une société inauthentique, artificielle ?

Nous ne sommes pas tout à fait à l’abri de cela, mais je reste plus optimiste de ce point de vue-là, il ne faut pas tout généraliser et se laisser submerger par des idéologies qui se sont faites au détriment de l’être humain. Il y a de l’espoir tant qu’on ne se conforme pas complètement à des idées. Mais l’individu doit prendre conscience de lui-même, ce qui n’est pas le cas dans toutes les dictatures, qu’elles soient de gauche ou de droite. Mais à l’inverse, les grands artistes, les grands scientifiques… me donnent de l’espoir dans le genre humain, car ils prennent la peine de réfléchir. Il ne faut pas se laisser envahir par les chromos, qui sont des montages tout faits, pré-fabriqués.

 

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